Ah mes amis, je suis déconfis.
Si, si, je peux vous assurer que c'est le bon mot.
J'ai fait un rêve.
Je suis dans un potager géant et je suis un oignon.
Environnement hostile s'il en est. Je suis poursuivi en permanence par des carottes "végétophiles" et"pédo-bulbophiles" qui n'ont d'autres idées en tête que de me déshabiller sauvagement en arrachant ma vierge pelure.
Puis, une à une, chacune de mes fines pellicules successives, faibles et illusoires remparts fournis par cette nature parfois cruelle et souvent blagueuse, cède face aux assauts
répétés de ces légumes aux formes phalliques et à tête de noeud qui ont pour unique but de me le bourrer, l'oignon.
Décontenancé de prime abord par la signification et la répétition de cette vision nocturne que je n'espérais en aucun cas voir devenir présage, je décidais d'aller consulter un spécialiste de
l'interprétation des songes qui me donnerait la clé permettant de décrypter ce funeste message.
Je fus soulagé. Oui, parfaitement ! Soulagé de 50 euros mais également du niveau de gravité et d'importance à accorder à ces visions.
Mais une idée me vint alors. Ecrire cette histoire, un roman peut-être, et la transposer au cinéma pour faire la nique à "Bienvenue chez les Ch'tis".
Après tout, en ce moment, il n'y a que les rigolos qui réussissent : Dany Boon et Nicolas Sarkorikiki (énorme respect pour Dany).
De nature altruiste, je décide donc aujourd'hui, et ce, gratuitement, de vous dévoiler le contenu de ces révélations et par la même, du scénario du futur succès planétaire dont voici le titre en
primeur :
" Moi, Nicolas S., 52 ans, menteur, racoleur, je vous ai bien niqué !!!"
Dans un premier temps, je vais redéfinir les rôles. Voilà ce à quoi j'ai pensé.
Je plante le décor.
Le potager géant est la France.
Ma vie d'oignon est ma vie de citoyen.
Les carottes "végétophiles" et "pédo-bulbophiles" sont notre cher gouvernement.
Ma vierge pelure est mon compte en banque.
Les faibles et illusoires remparts sont les syndicats.
Les légumes aux formes phalliques et à tête de noeud sont nos patrons.
Pour jouer l'oignon, n'importe quel Français fera l'affaire : un malade longue durée, un chômeur, un contribuable, un propriétaire de véhicule, un salarié... Le choix est vaste, à condition qu'il
soit à même d'accepter de se faire bourrer. Mais de nos jours, ce n'est plus un problème puisque nos anus dilatés devenus insensibles au fil du temps supportent sans ambages les sodomies les plus
profondes sans la moindre petite goutte salvatrice d'un lubrifiant que nous n'avons plus les moyens de nous offrir de toutes façons et qui nous était auparavant offert par les divers gouvernements.
Pour Monsieur Nicolas S., un sou est sou et nul besoin de soulager des culs terreux qui n'apprécient jamais à leur juste valeur les efforts consentis par les amis ou relations présidentielles
bienfaitrices et boursicoteuses dont les bourses sont justement aujourd'hui tellement pleines que les têtes de noeud surplombant ces scrotums garnis d'actions crachent à la face des
français leur mépris le plus total dans une explosion éjaculatoire et élyséo-jubilatoire. Scénario somme toute classique : une éjac faciale après un "enculage à sec" (désolé pour cette
vulgarité mal placée. Nos politiques le valent bien)
Non, tout bien réfléchi, je ne suis pas sûr que ce film ferait un carton. Je suis même persuadé que seule la stratosphère sociétale se gausserait devant ce navrant spectacle, à nous voir
patauger et tenter de garder la tête en dehors de ce fumier social aux relents de démocratie daubée, défigurée par la présence obscène de cette pustule purulente baladeuse et parvenue qui s'insinue
dans chaque recoin de notre liberté chérie et la détruit peu à peu.
Après le VIH du 20ème siècle, nous connaissons le VI.Sarko du 3ème millénaire.
France, mon amour, te relèveras-tu ?
Finalement, ce comique là ne me fait pas rire.
Je suis triste.
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