Aujourd'hui, promis, j'arrête d'embêter le papounet.
Benoîtement, je ne pensais pas passer pour un benêt sous mon bonnet en évoquant Benoît.
Mais il me faut bien l'admettre : le vacuum de mon style n'a d'égal que la profondeur abyssale du contenu désespérément affligeant d'une philosophie anorexique alimentée néanmoins par la
culture weight watcher de nos chères chaînes privées gavées de publicités débilistico-lobotomisantes.
Ce régime bouyguistique, pauvre en transmission de savoir et riche en blondes à forte poitrine assure à tous les coups une fonte marquée dela masse encéphalique du téléspectateur
tout en assurant une obésité financière insaturée à ses créateurs.
Et oui, la télé donne faim et l'appétit vient en mangeant.
Le petit creux du soir, affalé sur mon canapé blanc, modeste hommage au pape et à un goût immodéré pour la couleur de sa robe préférée (on voit bien que c'est pas lui qui lave sinon
il achèterait du kaki), est bien souvent assouvi par un petit chocolat kinder discrètement volé à mon petit garçon de 6 ans qui s'étonne de voir son stock de sucreries fondre comme neige au
soleil, tout en maugréant des excuses forcées à une mère outragée par la goinfrerie gargantuesque de son fils unique. Le monde est injuste, je le sais, c'est mon rôle de père
d'apprendre la dureté de l'existence à ce petit homme en devenir.
Mais c'est quand même les tâches de chocolat sur l'accoudoir immaculé qu'il a le plus de mal à expliquer.
Mon deuxième rôle de père étant de développer chez lui des facultés d'adaptation et d'argumentation qui seront propres à lui assurer une réussite sans bavures. S'il passe le test de la colère
maternelle et de son jugement dernier, ou plutôt définitif, il sera prêt à faire face à tous les aléas de la vie.
Je sais, c'est dégueulasse, quoique...
Je ne suis donc que le produit dépravé et détourné d'un big brother inversé omniprésent dans tous les salons de France et de Navarre, format 16/9ème.
Nous ne sommes pas tous épiés par lui, nous le fixons tous en permanence.
Et oui, la télé rend con, et la connerie vient en la regardant.
J'assume donc mon overdose de mièvreries télévisuelles dont je me gave pour mieux les vomir.
Ma platitude intellectuelle me pousse à dénoncer les injustices scandalo-dégueulasso-flagrantes, dévoilées par des médias en simili-liberté, soldés et aliénés à des pouvoirs
totalitaires représentés par un président liberticide, qui ne sont en réalité que les os à ronger du cadavre en décomposition de feu Madame La 5ème république.
J'espère qu'il n'y aura jamais de cercueil pour les droits de l'homme, déjà amputés à plusieurs reprises à la suite d'une longue maladie : le libéralisme forcené.
Heureusement, le docteur TOTAL a rédigé son ordonnance : pour 14 Milliards d'euros de bénéfices, un demi-millier de licenciements à sec devrait contribuer à améliorer l'état de notre État
moribond.
Augmenter la dose si nécessaire.
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