Désolé, il m'est impossible d'écrire quoi que ce soit en ce moment, enfin je veux dire là, tout de suite.
Il y a type de 1,90 m et 110 kilos, perché sur des talons de 20 cm avec des piercing de partout en train d'essayer de chanter Rihanna à la télé, et je défie quiconque de pouvoir se concentrer dans ces conditions.
La Nouvelle Star, émission culte parmi les émissions cultes, squatte mon poste.
Un vrai morpion qui s'est faufilé dans mon intimité télévisuel via ma douce et tendre moitié, et je ne parviens plus à m'en débarrasser. Ca s'accroche, suce la substantifique moelle du cerveau et te laisse anémié sur ton canapé, un petit filet de bave suintant au coin d'une lèvre bleuie par le pincement forcené des dents du haut et du bas qui veulent se rejoindre à tout prix sans tenir compte du bout de muqueuse douloureux situé entre.
Amis qui comprenez ma douleur, qui êtes passés par ces sentiers de perdition culturelle, qui vous en êtes sortis, n'hésitez pas à me faire parvenir vos méthodes curatives.
Non, là je blague, si il faut cracher sur des émissions révélatrices de plus ou moins jeunes plus ou moins talentueux, il faudrait s'attarder sur une formidable Star'Ac, qui pour le moment n'a réussi qu'à nous révéler l'incommensurable bêtise de son animateur vedette, l'incroyable maigreur de son juré artistique portant un balai espagnol décoloré sur la tête, la formidable aptitude à la danse désarticulée de sa directrice branchée en 220.
On pourrait également s'attarder sur les élections de Miss France, révélatrices de jeunes beautés exotiques ou franchouillardes, talentueuses en diable quant au port de bikini des années 60 remontant sous les dessous de bras mais franchement têtes en l'air concernant les tenues qu'elles portent ou non face aux photographes blagueurs à la recherche de clichés artistiques et racoleurs.
Les élections sont également révélatrices de talents. Un peu à la manière de l'Actor's Studio demandant à ses étudiants de mimer une pomme charnue tombant d'un arbre torturé (ou un bourgeon naissant, drapé de perles de rosée par une matinée brumeuse de printemps retrouvant ses droits), les périodes électorales sont l'occasion pour nos politiques de jouer aux hommes intègres bravant le système vérolé d'une société altérée et compromise.
Il faut reconnaître la difficulté d'une telle tâche, c'est comme demandé à un cul de jatte de parvenir à nous faire croire qu'il va participer au 110 m haies des prochains jeux olympiques de Pékin qui, soyons dingues, serait devenue capitale des droits de l'homme, asile des fous de liberté non encore aliénés mais qui ne vont pas tarder à le devenir.
Mais justement, faisons mine d'y croire, ou mieux encore, laissons nous bercer par ces douces paroles, enivrantes en diable, parvenant à nous débarrasser pour de bon de toutes nos craintes, nos convictions, notre scepticisme. Suivons ces leaders philanthropes ; la puissance d'un raisonnement et la force d'un regard (spécial dédicace à notre nabot présidentiel qui du haut de ses talonnettes a vite oublié son aphone de chanteuse camée au Nicolas pour lancer un oeil appuyé sur le magnifique décolleté de la non moins magnifique top model Israélienne, Bar Refaeli, reçue en grandes pompes à l'Elysée cette semaine) peuvent changer le monde, ou en tous cas, notre monde.
Dans le monde du travail, trouvons nous ces mêmes profils merdiques et merdeux de personnalités acariâtres dont la démesure de l'ego, boursouflé de petites cloques purulentes d'ambition cachée mais illégitime, n'a d'égale qu'une incompétence flagrante à constater l'évidence de ses limites, ou plutôt une inaptitude à reconnaître sa médiocrité.
Oui. On en connaît tous au moins un. A croire qu'ils se reproduisent entre eux et qu'ils s'adaptent aux moyens mis en oeuvre pour éradiquer ces vermines laborieuses.
Un collègue allégé à 50% de matière grise, tout aussi réduit en taille, persuadé d'une grandeur d'âme qu'il n'a pas, est parvenu à se convaincre d'une hypothétique supériorité qui, implicitement, légitimerait ses jugements de valeur continuellement négatifs à l'égard des autres. A croire que les petites personnes, j'entends par là ceux qui font moins de 1,70m, car je suis un peu au dessus et ne souffre pas de cette perturbation sensorielle, ont pour but de faire chier ou bien de se venger d'une nature avare en centimètres.
Bien entendu, tous les petits ne sont pas concernés. Seuls les petits cons. Mais alors, pour le coup, le terme est très mal choisi. Le con, même si il est dit petit, est pourtant rarement aussi discret que le qualificatif employé ne pourrait le laisser supposer. Sûrement un moyen pour eux de prendre leur revanche, car même dans la connerie ils sont qualifiés de petit. Au moins, en ce domaine, ils sont en mesure de prouver au monde qu'ils sont grands, qu'ils peuvent cracher à la face de l'humanité une quantité d'inepties incroyablement concentrées dans le peu d'espace disponible au sein de leur cerveau sclérosé, sécrétant un fiel nauséabond que peu d'anus « hémorroïdés » seraient en mesure de produire, même après une soirée « chili épicé » finie à la téquila.
Et oui, finalement, l'histoire de leur vie est là.
Les « petits cons » sont tellement Petits (parfois jusque dans leur nom) qu'ils finissent par avoir la tête qui pue du cul. Un encéphale aromatisé au fumier qui, malheureusement pour eux, est bien trop stérile et ne permet donc pas de faire pousser des idées.
A BON ENTENDEUR...
Sur ce coup, au moins, je pense que vous serez nombreux à avoir pensé à une personne en particulier dans votre entourage....

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