Me voilà de retour.
Après mon couplet existentialiste conduisant mes éventuels lecteurs, si il y en a, à se poser des questions sur l'état de délabrement avancé de mon mode de
fonctionnement défaillant, je reviens plus en forme que jamais, plus vivant que jamais.
Bien sûr, aucun comparatif n'est possible avec un illustre prédécesseur qui a, quant à lui, réussi un come-back fracassant deux millénaires en arrière, et qui, pour
le coup, avait coupé le sifflet à tous ses détracteurs, hommes de peu de foi qui n'avaient pas compris l'essence de son discours et la passion qui l'animait.
Pâques est une période sacrée pour les croyants, dont je fais partie, et je ne veux surtout pas donner l'impression de vouloir saisir cette occasion à des fins
personnelles purement publicitaires ou marketings.
C'est un modèle déposé, je le sais, je ne commettrai pas ce larcin de propriété intellectuelle, surtout pas sur un sujet aussi sensible.
Quoiqu'en même temps je n'ai pas produit de caricature indélicate potentiellement dangereuse pour ma santé bucco-dentaire si toutefois un dégénéré extrémiste
retrouvait ma trace.
Ma résurrection littéraire ce jour est fortuite, après un article récent, pessimiste au possible, pouvant laisser croire à l'extinction spontanée de mon humour
légendaire et auto dérisoire auquel peu de gens adhère finalement, si j'en juge par le nombre infinitésimal de lecteurs qui ne cesse de décroître.
Un véritable défi microscopique pour l'outil statistique de mon hôte informatique et communautaire.
Peu importe, ma révolution poursuivra sa marche en avant, béret vissé sur la tête et barbe naissante.
Si je ne suis pas l'instigateur de la nouvelle pensée de ce 3ème millénaire, je peux au moins soigner mon look pour les photographes égarés, professionnellement
suicidaires.
En même temps, puisque je suis catholique, je peux tout de même glisser une pointe d'humour noir, nuancé de gris, sans être taxé de je ne sais quel ségrégationnisme
par je ne sais quel débile auto-flagellé au kiravi de 12°.
Je ne juge pas, mais parfois pour être aussi cons, certains extrémistes de la foi ont dû baigner un bon moment au fond de la cuve du vieux rouge qui tâche. Toutes
les connexions n'ont pas été rétablies.
Tout ça pour dire quoi ?
Je vous avouerai qu'aujourd'hui, je n'ai pas de sujet précis, je parle, ou j'écris pour être exacte, pour ne rien apporter de nouveau qui puisse intéressé la foule
en délire en attente de mes interventions toujours édifiantes, parfois pertinentes, rarement importantes.
J'en profiterai donc pour dire à mon fils à quel point je l'aime.
Un seul de ses sourires et de ses « je t'aime papa » suffisent à mon bonheur.
Attention, le vrai bonheur.
Celui qui vous fait réellement oublié tout le reste, tous les tracas, toutes les petites déceptions d'une vie pas toujours aussi rose qu'on le souhaiterait.
J'aimerai lui dire à quel point je suis fier qu'il soit mon fils mais encore plus fier d'être son père.
Merci pour ça, Léo.
Merci de m'aimer, de me donner des câlins tendres, de t'occuper de nous comme tu le fais du haut de tes 5 ans.
Quant à toi, Maman, je ne te serai jamais suffisamment reconnaissant du formidable trésor que tu m'as dévoilé ce 19 Octobre 2002, à 20h30. Ce petit bout d'homme qui
allait changer nos vies et nous combler comme il le fait.
Notre amour doit être d'une pureté incroyable pour avoir donné naissance à un petit garçon aussi merveilleux.
Je t'aime, amour.
Voilà dévoilé à la face du monde mon vrai visage.
Mais que ceux qui ne voient en moi que sarcasme, vanité et bêtise se rassurent.
Ils ne se trompent pas.
C'est juste qu'ils ne sont pas assez curieux, c'est juste qu'ils ne creusent pas assez.
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